Accueil Date de création : 25/01/08 Dernière mise à jour : 04/11/09 19:30 / 138 articles publiés
 

Chapitre V

Chapitre V  (Chapitre V) posté le vendredi 12 juin 2009 17:15

édit du 12 juin 2009 :

 

Tout est de nouveau opérationnel ! lol

vous l'aurez surement constaté (ou pas lol) vu que j'ai déjà rajouter les photos qui manquaient sur tous les articles du chapitre précédent ^^

la suite arrive très vite vu qu'elle est déjà écrite (7 articles) et qu'il me manque plus que les photos pour aller avec ^^

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V - 1  (Chapitre V) posté le dimanche 14 juin 2009 16:15

La sonnerie du téléphone réveilla Valérie en sursaut. Elle se redressa brusquement dans son lit et le regretta très vite : un mal de tête atroce la fit grimacer et se recoucher aussitôt. Les sonneries intempestives prirent alors des allures de clairons. Elle se pencha sur le côté, les yeux étroitement clos et tâtonna dans le vide pour trouver son réveil posé sur le sol. Elle réprima un grognement, ses jambes étaient douloureuses, comme courbaturées. Mais quelle heure était-il ? Le sol semblait tanguer sous son lit. Elle n'avait aucune notion du temps qui s'écoulait tout autour d'elle. Tout ce qui comptait à cet instant c'est qu'elle reste immobile pour ne plus avoir mal.

Les sonneries cessèrent enfin et elle plongea dans un état semi végétatif, son bras pendant à moitié au bord de son lit sans avoir pu atteindre le réveil.

 

 

Lalia raccrocha. A côté d'elle Sandra et Manon la regardèrent en attendant en silence.

 

- Qu'est-ce qui s'passe ? questionna une voix masculine en bas des marches qui menaient à la terrasse de la cafétéria où les filles se trouvaient depuis déjà quelques minutes.

 

Elles se retournèrent toutes les trois vers lui.

 

- La cafétéria est fermée. révéla Lalia d'une voix où percé nettement son inquiétude. Et la librairie aussi.

 

Antony fronça aussitôt les sourcils.

 

- Comment ça "fermée" ? Et Va...

 

- Ben justement ! le coupa l'adolescente. On sait pas. J'ai essayé de l'appeler chez elle mais elle ne répond pas et son portable est éteint. précisa-t-elle vivement, voyant qu'il s'emparait du sien. C'est pas dans ses habi...

 

Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase et rebroussa chemin en courant. Il le savait ! Ce prétendu rendez-vous était une mauvaise idée. Il n'aurait jamais du la laisser y aller. Divers scénarii tous plus angoissants les uns que les autres, se formèrent dans sa tête à chacun de ses pas qui se répercutaient avec lourdeur sur l'asphalte.

 

 

- Valérie ! hurla-t-il quelques minutes plus tard en tambourinant comme un forcené à la porte de chez elle.

 

Son manque d'enthousiasme pour venir lui ouvrir ne fit qu'accroître son angoisse déjà presque palpable. Si jamais ce type lui avait fait quoi que se soit... Il ne répondrait plus de rien ! Qu'il soit de la Mairie ou pas ! Il jeta un regard par la fenêtre : le salon était sombre et vide. Les poings serrés il contourna la maison et enjamba la barrière pour aller frapper à la porte de derrière.

 

- Ouvres ! cria-t-il, trop paniqué pour s'apercevoir qu'elle n'avait fermé aucune de ses portes. Valérie !

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V - 2  (Chapitre V) posté le dimanche 14 juin 2009 17:00

Elle arriva enfin dans le salon. Il l'a vit approcher d'un pas chancelant par la vitre encastrée dans la porte derrière laquelle il attendait toujours. Son bras retomba le long de son corps.

 

- Quoi ?! se plaignit-t-elle en ouvrant la porte, ses yeux se plissant douloureusement à cause de la clarté du jour et de son mal de crâne. Qu'est-ce que tu veux ?

 

- T'as dormi toute habillée ?? ne put-il s'empêcher de s'exclamer de stupéfaction avant toute réponse.

 


 

Il afficha un petit sourire, soudain plus rassurée. Si elle avait dormit dans cette tenue et chez elle, alors... alors c'est qu'il ne devait rien s'être passé non ? Elle lui laissa le soin de refermer la porte derrière lui et tituba jusqu'au canapé où elle tomba assise en frissonnant des pieds à la tête. Il se retourna et la chercha vivement du regard puis il l'a rejoint aussitôt après que ses yeux se soient posés sur elle. Non sans avoir jeter un rapide coup d'oeil à l'entrée de sa chambre, au passage. Mais heureusement, elle semblait vide.

 

- Je sais pas. répondit-elle enfin, dans un murmure à peine audible en regardant le sol devant elle d'un air vague, incapable d'hausser plus la voix. Je devais être vraiment fatiguée... Je pense... je me souviens même pas d'être rentrée...

 

Elle frissonna à nouveau. Il approcha et s'assit à côté d'elle en fronçant les sourcils.

 

- J'ai mal à la tête... se plaignit-t-elle alors en portant une main sur son front. Et j'ai encore sommeil... oui, tellement sommeil.

 

Elle se pencha peu à peu vers lui pour déposer sa tête sur son épaule en fermant les yeux. Sans même hésiter une seconde, il passa son bras derrière elle pour la serrer plus contre lui et la réchauffer un peu. Elle semblait encore plus mince que dans ses souvenirs. Différentes images défilèrent dans sa tête. Il ferma les yeux à son tour, rassuré de l'avoir à nouveau tout contre lui sans qu'ils se disputent et qu'elle le repousse.

 

- J'aurais pas du boire ce verre... murmura-t-elle au bout d'un moment.

 

Il rouvrit aussitôt les yeux.

 

- Quel verre ??

 

 

- Le verre de vin qu'il m'a servit. répondit-elle en se serrant plus contre lui.

 

Il regarda le sol à leurs pieds d'un drôle d'air, partagé entre une colère vive envers le jeune homme qui l'avait fait boire sûrement pour une bonne raison et son inquiétude pour la jeune femme dormant à moitié dans ses bras. Il ferma à nouveau les yeux et posa sa tête sur la sienne.

 

- T'as jamais supporté l'alcool. dit-il après un court silence. Cherches pas plus loin : ce que t'as c'est ni plus ni moins qu'une bonne gueule de bois.

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V - 3  (Chapitre V) posté le dimanche 14 juin 2009 18:55

Mais il ne semblait pas vraiment convaincu par ses propres paroles, de plus en plus persuadé que ce Mitchell KREPS était loin d'être innocent. Perdu dans ses pensées, il posa négligemment sa main chaude sur le genou de Valérie. Le déclic fut immédiat : elle ouvrit aussitôt les yeux et le repoussa avec une brutalité et une force qui n'étaient pourtant pas la sienne, soudain parfaitement réveillée.

 

- Mais ça va pas ! vociféra-t-il, à l'autre bout du canapé, à moitié par terre. Qu'est-ce que...

 

Il n'eut pas le coeur de finir sa phrase. Elle s'était redressée brusquement devant lui et tremblait de tout son corps.

 


 

- Je sais pas. murmura-t-elle en reculant de plusieurs pas, visiblement angoissée. Je...

 

Il se releva tant bien que mal, sans la quitter des yeux.

 

- Je sais pas ce qu'il m'a pris, excuses-moi.

 

Il contourna table basse en manquant de peu de trébucher contre et de retomber par terre.

 

- Que... Quelle heure est-il ? demanda-t-elle comme si elle venait enfin de sortir de sa torpeur, avant qu'il soit parvenu devant elle.

 

- Pas loin de 13h. répondit-il après un bref coup d'oeil à sa montre. Mais...

 

- 13h ?

 

Il se rendit compte pour la première fois depuis son arrivée d'à quel point elle était pâle. Elle chancela soudainement devant ses yeux et il se précipita sur elle pour l'empêcher de tomber.

 

- La librairie et la cafétéria... j'avais oublié... gémit-elle en le repoussant faiblement pour se retourner vers l'entrée de sa chambre. Il faut que...

 

Il la saisit aussitôt par le poignet pour l'empêcher d'y aller, comprenant parfaitement ce qu'elle s'apprêtait à faire.

 


 

- Tu n'y penses ! dit-il alors avec colère. Tu as vu dans quel état tu es ? Tu ne comptes tout de même pas aller travailler aujourd'hui ?? Tu tiens à peine debout !

 

- Et qu'est-ce que ça peut bien te faire ?? répliqua-t-elle d'une voix rauque, en tentant de se dégager de son emprise mais il resserra aussitôt son étreinte. Laisses-moi au moins aller me changer ! Cette robe... je la supporte plus ! J'aurais pas du dormir avec... j'ai l'impression qu'elle pèse une tonne : il faut que je l'enlève ! grimaça-t-elle en tentant en vain de défaire la fermeture éclair dans son dos, d'une seule main.

 

Il la relâcha enfin, en haussant les sourcils, surpris par ce qu'elle venait de dire et sa soudaine ardeur à vouloir se déshabiller toute entière malgré sa présence dans la pièce avec elle. Décidément il y avait vraiment quelque chose de bizarre.

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V - 4  (Chapitre V) posté le dimanche 14 juin 2009 19:40

Il serra les dents, croisa les bras et revint s'assoir sur le canapé.

 

- Mais... qu'est-ce que tu fais ?

 

- Ca se voit non ? dit-il sèchement sans même la regarder, luttant contre son envi de la laisser faire devant lui.  J'te laisse aller te changer pendant que j'attends ici. Après je t'accompagne jusqu'à la librairie.

 

Elle ne put s'empêcher de rougir faiblement.

 


 

- Tu crois tout de même pas que je vais te laisser y aller toute seule dans cet état ?! Aller, dépêches-toi ! T'es déjà bien en retard ! ajouta-t-il en détournant la tête pour ne pas qu'elle voit qu'il avait légèrement rougit également. Mais je te préviens : en ce qui concerne la cafétéria, oublis-la pour aujourd'hui. Et je ne céderais pas ! acheva-t-il en levant ses yeux sombres et déterminés vers les siens.

 

Elle acquiesça en silence et se dirigea vers sa chambre puis dans la salle de bain, aussi vite que le lui permettaient ses courbatures. Quand la porte se referma sur elle avec un bruit sec, Antony se releva et commença à faire les cent pas. Il eut soudain un bruit sourd puis le silence total. Il redressa vivement la tête vers la pièce où elle s'était réfugiée et s'y précipita.

 

- Tout va bien ? s'inquiéta-t-il alors en ouvrant la porte sans même qu'elle n'ait eu le temps de lui répondre quoi que se soit.

 

- Je... oui oui... dit-elle en s'enroulant aussitôt dans une grande serviette qui lui tombait jusqu'aux genoux.

 

- Qu'est-ce que... Tu pleures ? Mais...

 

Il approcha en levant tendrement la main vers elle mais elle recula vivement pour rester hors de sa portée.

 

- Je suis tombée, c'est rien. J'ai du me faire plus mal que j'pensais et les larmes me sont venu toutes seules. répliqua-t-elle en s'essuyant furieusement les yeux.

 

 

- Et ça, c'est quoi ? questionna-t-il en désignant l'un de ses genoux, du doigt, les sourcils soudain froncés.

 

Elle déglutit avec difficulté et détourna les yeux. Ses joues devinrent encore plus pâles qu'elles ne l'étaient déjà. Elle fut parcourut d'un nouveau frisson.

 

- Je suis tombée je t'ai dis. répéta-t-elle, le regard sombre. Alors c'est bien normal que j'aie un bleu qui apparaisse.

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