Vers 12h20, les filles
arrivèrent à la librairie et y retrouvèrent Valérie en pleine
conversation avec un jeune homme qu'elles ne connaissaient pas, de
toute évidence amateur de vieux livres d'après les quelques mots
qu'elles purent entendre de leur conversation. La jeune femme leur
donna les clefs de la cafétéria et leur laissa le soin de s'en
occuper pendant qu'elle restait à travailler dans sa boutique, ne
pouvant pas assurer la gestion des deux endroits en même temps.
Tout du moins pour le moment.
- Il faut sortir et mettre toutes les tables en place. Je passerais voir dans quelques minutes. leur dit-elle avec un sourire. Le temps de terminer ici.
Lalia s'empara des clefs que sa cousine leur tendait et elles repartirent toutes les trois aussitôt pour se mettre au travail, juste à côté.
- Vous, vous vous occupez d'installer les tables. ordonna la jeune fille à ses deux amis en arrivant sur place. Pendant ce temps moi je vais jeter un oeil à la cuisine. Je crois que Valérie a réussit à l'approvisionner suffisamment pour que nous ayons de quoi présenter quelques trucs potables à nos futurs clients.
Sandra et Manon acceptèrent sans rechigner, se dirigeant déjà vers les petites tables en bois qu'elles avaient soigneusement aligné le long du mur, la veille pour faire le ménage. L'ouverture étant prévue dans une dizaine de minutes, elles n'avaient pas de temps à perdre en bavardages inutiles. Et puis de toute façon elles étaient là pour travailler alors que ça soit Valérie ou bien sa cousine qui les commande, peu leur importait.
- Excusez-moi. fit une voix masculine à l'entrée après quelques minutes.
Lalia, qui était de retour auprès de ses amies pour leur prêter main forte en attendant la venue de sa cousine, se stoppa avant d'avoir fait quoi que se soit et tourna la tête vers le nouvel arrivant.
- Désolée mais, nous n'ouvrons pas avant 12h30. lui dit-elle.
Le jeune homme esquissa un sourire.
- Je suis au courant. C'est pour ça que je suis ici. Je souhaiterais parler à Melle WILBURN.
Elle se rapprocha de lui, intriguée.
- Oui ? C'est moi.
Mais...
Le sourire du jeune homme s'élargit, visiblement
amusé par ce qu'elle venait de lui dire. Il la coupa avant qu'elle
n'ait eu le temps d'aller plus
loin.
- En fait, c'est à
la responsable de cet endroit que je souhaiterais parler : Melle
Valérie WILBURN. Bien que visiblement en âge de travailler
- il soupira pour montrer son manque
flagrant d'enthousiasme quant à ce fait - je doute
fort que tu possèdes déjà ton propre commerce. dit-il en sortant le papier froissé qui était
dans sa poche sans se défaire de son
sourire.










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