XV - 10

Il croisa ses bras sur la table pour pouvoir déposer sa tête dessus. Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Non, aucune. Ce n’était pas comme si c’était la première fois qu’il s’écoulait autant de temps sans qu’ils ne se voient. Il fallait qu’il se calme, qu’il respire. Ils jouaient simplement de malchance, voilà tout. Ils n’avaient partagé aucun cours de la matinée mais ce n’était pas le cas de l’après-midi.

Son angoisse était aussi stupide qu’injustifiée. Il ferma les yeux. Son manque de sommeil commençait à se faire sentir.

Il fronça sensiblement les sourcils. Non, il ne devait pas penser à elle. Ce qui était arrivé à Charlotte n’était pas comparable. Elle pensait n’avoir personne. Manon, elle, était consciente de l’avoir lui. Elle allait réapparaitre dans moins d’une heure et tout irait à nouveau pour le mieux. Oui. Tout irait pour le mieux. Alors il ne fallait pas qu’il s’inquiète comme ça.


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Un petit sourire se dessina peu à peu sur son visage. Ils se retrouveraient devant leur salle. Elle rougirait. Lui aussi. Comme à chacune de leur rencontre. Puis ils se poseraient côte à côte, attendant patiemment que la sonnerie retentisse, lui se moquant pas mal des autres élèves passant devant eux en les regardant du coin de l’œil, elle regardant timidement ses pieds sans rien oser dire.

Puis il frôlerait sa main du dos de la sienne, mourant d’envi de s’en saisir tout en sachant pertinemment que c’était peine perdu ici.


Il fallait qu’il trouve le courage pour lui en parler. Lui avouer qu’il avait trahi sa confiance en s’empressant d’aller raconter à Antony tout ce qu’elle lui avait confier et supplier de garder pour lui. Peut-être ne serait-elle pas trop peinée en voyant à quel point il pouvait s’inquiéter pour lui ? Il fallait aussi qu’il lui révèle toutes les choses horribles que sa mère lui avait dites. Mais cela attendrait encore un peu. Il ne voulait pas la bousculer avec trop de mauvaises pensées.

Il sursauta : elle venait de se pencher vers lui pour déposer sa tête sur son épaule tout en passant son bras sous le sien pour le serrer contre elle.


- C’est beaucoup plus discret qu’le simple fait d’se tenir la main, c’est sûr. ironisa-t-il, un petit sourire au coin des lèvres. T’as plus peur des commérages ?


Elle garda le silence. Il ferma les yeux, ravi.


- Je plaisante. chuchota-t-il. La main ou le bras, peu importe… Prend tout c’que tu veux d’moi. Si je n’me retenais pas, j’passerais chaque interclasse à te serrer dans mes bras, mes lèvres collées aux tiennes.


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- Je vais partir. Je suis venue te dire au revoir Adrian.


Il rouvrit aussitôt les yeux.


- Quoi ?!


Ses horribles paroles, il les avait déjà entendues.

jeudi 27 décembre 2012 13:27 , dans Chapitre XIII à XV



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