XV - 5

- Oui. Ce type sur lequel je t’avais demandé d’enquêter, Mitchell KREPS, il parait qu’il s’est marié. J’ai besoin d’savoir si c’est vrai et où il vit maintenant, avec sa femme.


- Je peux déjà te dire que c’est exact. J’ai rajouté cette information par simple acquis de conscience au dossier que tu m’avais demandé d’former pour toi, il y a déjà plusieurs jours. Il s’est marié il y a deux semaines, en très petit comité. Et leur lieu de résidence a été fixé… - il feuilleta son dossier qu’il avait maintenant entre les mains - chez lui.


- T’en es certain ?


- Evidemment. Tu oublies à qui tu t’adresses : réunir ce genre d’info c’est mon boulot. Je t’envoie son adresse tout d’suite. Et maintenant, si c’est tout c’que tu voulais, je vais raccrocher. J’te rappellerais dés qu’je serais en mesure de te donner les précisions dont tu auras besoin pour ton départ.


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Antony le remercia et raccrocha pour pouvoir découvrir sans attendre l’adresse qu’il venait de lui envoyer. Cet abruti vivait en plein centre ville. Ca n’allait vraiment pas être facile de se rendre jusqu’à son immeuble sans se faire repérer. Mais il était hors de question qu’il rebrousse chemin. Tout ce qu’il espérait c’était qu’il ne soit pas trop tard.


Toc ! Toc ! Toc !


Silence.


Il frappa à nouveau.


Nouveau silence.


Il recommença.


Des bruits de pas derrière la porte se firent enfin entendre.

Il leva le poing, prés à frapper l’homme qui viendrait lui ouvrir de toutes ses forces pour entrer sans qu’il n’ait le temps de faire le moindre geste pour l’en empêcher ou juste appeler de l’aide en le retenant dehors.


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Le cliquetis du verrou : il serra poing et dents, les yeux fixés sur sa cible qui allait apparaître d’une seconde à l’autre, l’autre main posée à plat sur le panneau prés à le pousser violemment pour se forcer un passage dans l’entrée de l’appartement. Maintenant ! Bang !

Il entra en force. Etrange : il aurait cru qu’il montrerait plus de résistance que ça. Où était donc sa tête ? Qu’il lui colle son poing dans la figure ! Il baissa légèrement les yeux et son visage se décomposa instantanément. Valérie gisait par terre devant lui. Elle releva tant bien que mal la cascade de cheveux roux qui lui tombait devant les yeux, une main tremblante posée sous son nez pour empêcher le sang de goûter sur le sol. Elle s’était pris la porte de plein fouet. Mais fort heureusement il ne semblait pas cassé.

Il laissa retomber son bras sans plus pouvoir détacher son regard sombre de sur elle. Des semaines qu’il ne l’avait plus revu. Elle semblait si petite et si faible. Où était passé son tempérament de feu ? Il semblait s’être éteint. Qu’est-ce que ce type lui avait fait ? Il la reconnaissait à peine.

samedi 22 décembre 2012 22:46 , dans Chapitre XIII à XV




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