Dans son grand et majestueux bureau haut placé de la Mairie, Mitchell KREPS reposa le combiné du téléphone qu'il tenait à la main, visiblement mécontent de ne pas avoir pu parler à la personne qu'il désirait. Il insista malgré tout, bien décidé à obtenir ce qu'il voulait. Mais le portable de son interlocutrice semblait avoir été éteint. Il s'enfonça un peu plus dans son grand fauteuil de ministre, derrière son beau bureau en chêne massif et regarda d'un oeil mauvais la porte à laquelle on venait de frapper trois fois, ce qui l'empêcha d'ailleurs de faire une nouvelle tentative.
- Entrez ! ordonna-t-il après quelques instants.
Antony et Valérie arrivèrent en trombes devant l'entrée de chez la jeune femme. Il ne se fit pas prier et entra rapidement dans la maison à sa suite pendant qu'elle lui tenait la porte grande ouverte.
- Donnes-moi vite tes affaires. exigea-t-elle sèchement en le rejoignant dans le salon après avoir refermer la porte derrière laquelle la pluie et le vent se mirent à tambouriner de bon coeur.
Il afficha un petit sourire
en coin et la regarda de haut en bas sans aucune gêne, ce qui lui
déplu fortement.
- T'imagines pas des trucs ! Je parlais de les mettre dans
le sèche-linge pendant que tu prends une douche avant de tomber
malade crétin ! Mais si tu veux rester là, à dégouliner de partout
sur mon tapis, en attendant d'attraper la crève c'est ton choix :
tu sais où est la porte, je te retiens pas.
Il la regarda droit dans les
yeux et commença alors à retirer son t-shirt qu'il laissa
négligemment tomber sur le sol, lui dévoilant un torse nu et musclé
qu'elle contempla un instant sans avoir pu s'en empêcher, avant de
détourner brusquement son regard. Le sourire d'Antony
s'élargit.
- Nan mais tu fais quoi là ?! Tu crois vraiment que j'veux te regarder entrain de te désaper devant moi ?! le stoppa-t-elle, devenue soudain plus rouge qu'une tomate, en brandissant les deux mains vers lui comme pour se protéger de quelque chose tout en évitant soigneusement de le regarder.
- Hmm... Pourtant ça n'a jamais déranger aucune femme jusqu'ici. répliqua-t-il d'un ton aguicheur en avançant d'un pas vers elle.
Elle le fusilla du regard et il perdit instantanément l'air moqueur et provoquant qu'il avait sur son visage qui devint soudain plus doux, mais trop tard.
- La salle de bain est là. lui indiqua-t-elle sèchement en lui indiquant le chemin du doigt. Tu déposeras tes fringues devant la porte : je viendrais les prendre pour les faire sécher avec les miennes pendant que tu prends ta douche. acheva-t-elle tout en se dirigeant vers la porte donnant sur sa chambre
- Ok, mais... attends : je plaisantais !
Il la suivit aussitôt mais elle lui claqua la
porte au nez avant qu'il n'ait eu le temps de la rejoindre dans la
pièce. Ca n'avait jamais été dans ses habitudes de rentrer dans une
pièce où de toutes évidences il n'était pas le bienvenu, aussi
n'insista-t-il pas et se dirigea-t-il vers la salle de bain. Tout
sourire avait disparut de ses lèvres quand il referma la porte
derrière lui et qu'il alla ouvrir l'eau pour sa douche avant de
finir de se déshabiller
complètement.


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